Un tournant à négocier ensemble !

Que l’on réponde au questionnaire que nous propose l’ENS de Rennes pour lancer les Assises nationales de l’EPS « Osons penser ensemble l’EPS de demain ! » ou que l’on parcoure le dossier n° 1 intitulé « L’EPS d’aujourd’hui à demain », proposé par le centre EPS et Société en complément du dernier Contrepied, on peut facilement se rendre compte du moment déterminant que l’EPS et le sport scolaire sont en train de vivre à l’heure actuelle pour dessiner les évolutions de leur avenir scolaire.

Certes, certaines tendances et certains indicateurs pourraient nous pousser au pessimisme :

  • Retour des stratégies d’externalisation que nous commençons hélas à bien connaitre mais du coup à mieux décoder et mieux prévenir ! (2S2C, Bouger 30 min…)
  • La loi de transformation de la fonction publique qui préconise un élargissement du recrutement de contractuels au détriment des emplois permanents augmentant de facto la précarité et le contrôle sur les personnels. Les fermetures annoncées pour cause de moyens insuffisants du MEEF1 aux STAPS de Valenciennes et de la L3 Education motricité sur Evry ne seraient –elles pas liées à ces orientations libérales visées dans le secteur public d’éducation ?
  • La logique actuelle du gouvernement Macron du « Plus d’élèves et moins de profs » (avec donc de plus en plus d’HSA à absorber par les équipes …) dans sa politique pour l’emploi dans l’EN. Les chiffres sur la préparation annoncée pour la rentrée 2021 sont édifiants : 43000 élèves supplémentaires et pourtant 200 postes de profs d’EPS en moins sur tout le territoire ! Et rien que sur notre académie nous devrions accueillir 8850 élèves en plus mais avec 8 postes en moins…
  • Du côté « péda » les récents programmes des collèges et des lycées réduisent la part du « moteur » dans la certification au profit des compétences sociales et placent la santé au rang de valeur et de finalité principalement recherchées en EPS.
  • La proposition de loi par les députés LREM visant à démocratiser le sport en France ne considère pas l’EPS et le sport scolaire comme des vecteurs de démocratisation d’accès à la pratique et à la culture sportive… Orientation fâcheuse ou bien choix politique délibéré ?
  • Enfin la valse ubuesque des protocoles sanitaires et des repères pour la pratique sportive qui ne tiennent absolument pas compte des programmes de la discipline ni des équipements à disposition des différents établissements.

Et pourtant, à côté de tous ces points négatifs on n’a de cesse de vanter les mérites de la pratique de l’activité physique et sportive pour nos jeunes dont la sédentarité croissante inquiète à bien des égards. Chez nos gouvernants le message est pourtant clair quand nous entendons notre ministre déclarer : « Installer le sport dans le quotidien des Français est une nécessité que la crise sanitaire a rappelée avec force. Nous voulons renforcer la place du sport et du corps à l’école ». Mais confronté-es à la réalité du terrain nous nous disons que ce n’est malheureusement pas tout à fait ce qui est actuellement mis en œuvre dans l’École pour atteindre cet objectif que nous partageons bien évidemment …

Et si cette année de congrès pour le SNEP-FSU tombait à point nommé pour faire avancer notre discipline ? Le SNEP-FSU a toujours fait le pari de l’engagement militant de la profession pour faire évoluer l’EPS et le sport scolaire dans le bon sens ! Alors inscris-toi vite si ce n’est pas déjà fait au congrès départemental qui se tiendra le 11 mai au lycée Corot de Savigny sur Orge (Inscription avant le 7 mai !) et viens participer aux débats en les nourrissant de tes idées et de tes expériences car oui une profession solidaire et rassemblée autour de son syndicat majoritaire ça peut tout changer !

Eric, SNEP-FSU-91

Pour participer au sondage ENS « Osons penser ensemble l’EPS de demain ! » : Cliquez ici

« L’EPS d’aujourd’hui à demain », proposé par le centre EPS et Société : Cliquez ici