Bilan du CTSD sur la création / suppression de poste dans le 95

Début Mars s’est tenu le CTSD du 95 pour la rentrée de Septembre de 2020. Lors de cette instance, sont actées entre autre, les créations et suppressions de postes. On y découvre aussi d’autres données comme l’évolution des effectifs, les remontées des BMP etc.

Pour la rentrée scolaire de 2020, 2000 élèves sont attendus en plus dans le secondaire et 5670 dans l’Académie. Le Val d’Oise est le département qui voit la plus forte arrivée d’élèves dans l’Académie, elle-même Académie avec la plus grande évolution démographique de France.

Au regard de ces effectifs et des différentes évolutions plus locales, la DSDEN décide de supprimer 94 postes  alors qu’elle en crée 89, toutes disciplines confondues. Soit un solde de -5 postes en collège et lycée.

En EPS, nous relevons 4 créations pour 4 suppressions. Ces données sont évidemment à mettre en relation aux 2000 élèves supplémentaires attendus. Il est évident que le compte n’y est pas. Encore une fois, par le jeu du gonflement d’effectif progressif dans les classes, par le jeu de la DGH et par la non communication des besoins réels, ces 2000 élèves seront absorbés sans que des moyens horaires et humains ne soient octroyés.

C’est pourquoi, lors de chaque instance, les élus de SNEP-FSU 95 et ceux de la FSU en général posent de nombreuses questions concernant les besoins en poste et soulèvent les incohérences tout en pointant les possibilités de créer des postes quand il y en a.

A ce titre, depuis l’imposition des 2 HSA par la loi BLANQUER, il devient de plus en plus difficile de créer des postes. Le SNEP-FSU se prononce contre cette imposition et dénonce l’octroi trop important du volume d’HSA dans les établissements.

Les militants du SNEP-FSU 95, en contactant les collègues, ont pu mettre en avant la possibilité d’ouvrir 10 postes dans les établissements du Val d’Oise, masqués par l’addition de BMP et d’HSA trop importants. Les collègues sont très majoritairement en accord pour créer le poste et c’est toujours la hiérarchie qui s’y refuse.

Les militants dénoncent l’opacité des besoins en postes et ce refus de les créer quand c’est possible et nécessaire.

Il va de soi que sans une connaissance précise de la situation dans les établissements, les représentants ne peuvent agir efficacement en instance pour défendre l’EPS et les besoins en poste.

C’est pourquoi nous remercions l’ensemble des collègues qui nous sollicitent et qui répondent à nos sollicitations pour continuer à nous battre pour l’EPS et pour l’amélioration de nos conditions de travail.

L’équipe du SNEP-FSU 95