Edito

Non à la déprogrammation de l’EPS dans l’école !

La politique, c’est ce qui décide de notre avenir commun. Le syndicat SNEP-FSU, renforcé par les 83.1% obtenus lors des dernières élections professionnelles en décembre 2018, défend, informe et représente notre profession.
Compte tenu des expériences du passé et du contenu des réformes en cours dans l’école et la fonction publique, le SNEP-FSU se donne pour objectif général de prévenir les collègues des transformations et des risques potentiels que ces changements pourraient entraîner sur leur métier, sur l’EPS et sur le sport scolaire, avec la mise en place effective de ces réformes. Et force est de constater, que, pour répondre à cet objectif, une fois encore cette année, le SNEP-FSU n’a pas chômé ! Jugeons-en plutôt tout en nous questionnant :

  • Transformation de la fonction publique pour recourir plus largement aux contrats, affaiblir les instances représentatives, et y substituer au service de l’intérêt général, la logique d’un intérêt individuel tout en sacrifiant la démocratie sociale à la hiérarchie : progrès ou régression dans la protection des missions du fonctionnaire d’état ?
  • Réforme du bac qui entérine la fin de l’examen national et renvoie au local l’organisation d’épreuves en contrôle continu : réduction ou accroissement des inégalités et des concurrences entre les territoires et leurs EPLE ?
  • Concernant notre discipline : abaissement de l’horaire obligatoire en LP ; l’EPS comme seule discipline à ne pas être un enseignement de spécialité dans le nouveau lycée ; nouveaux programmes collèges – lycées – LP très généraux, vidés de sens nationaux et communs ; après la disparition de l’épreuve spécifique EPS au DNB, suppression des référentiels nationaux EPS au bac ; note de l’enseignement optionnel EPS au bac qui devient infinitésimale : l’EPS est-elle affaiblie ou renforcée ?

Dans ses bulletins académiques, dans ses appels à mobilisations, par ses audiences et sa présence toujours active dans les instances statutaires convoquées par notre hiérarchie administrative, le SNEP-FSU Versailles durant toute cette année scolaire, n’aura pas ménagé une fois de plus ses efforts, pour défendre, par son militantisme corporatif, pédagogique et politique, l’EPS, le sport scolaire et la profession.

Le 1er juin dernier, le philosophe sportif, Michel Serres nous a quitté, et nous tenions ici à lui rendre hommage, lui qui dans de nombreux ouvrages a fait référence à l’influence bénéfique du sport et de ses enseignants sur sa propre pensée philosophique :

« J’ai toujours eu le sentiment que le corps, en matière d’intuition et d’adaptation, était le plus souvent « en avant »…C’est pour cette raison que je suis convaincu que les professeurs de gymnastique ont beaucoup plus d’importance dans la société et dans l’enseignement qu’on ne le croit d’ordinaire. Je souhaiterais qu’ils soient presque au centre de l’enseignement ».

Ah si notre ministre actuel pouvait seulement s’en inspirer !…

Eric