13 et 14 décembre 2007
Sommaire :
Aspects financiers/Pouvoir d’achat.
Les heures supplémentaires = « La Spirale Infernale »
Les régimes spéciaux : Une mise au point s’impose avant tout jugement.
Décentralisation / Déconcentration
Questions diverses sur l’école.
Ce stage organisé par le SNEP à la maison des syndicats d’EVRY n’a pas rencontré le succès espéré. Nous étions 11 à avoir fait la démarche de participer. C’est un peu triste de faire ce constat tant il nous semble important après réflexion de l’utilité pour tous de participer à un tel Stage encadré par des personnes aux compétences et connaissances incontestables.
Alain GOUDARD était présent pour guider ce stage. Sa connaissance et son expérience nous ont permis d’éclairer les problématiques actuelles et de comprendre les mécanismes sous-jacents.
Alain le dit lui même, sa parole n’est pas dénudée d’interprétation car le nombre d’heures passées à analyser ces thématiques ne peut permettre à quelqu’un de prévaloir une vérité épurée de quelconque idéologie. Malgré tout, le cheminement explicatif par sa logique difficilement réfutable, a mis en lumière beaucoup d’éléments constitutifs des débats actuels, nous permettant alors de clarifier nos idées en se réappropriant ses connaissances pour se faire une opinion personnelle et argumenter de ces diverses problématiques.
Voici un résumé de ce que nous avons abordé. Tous ce qui se trouve dans ce document n’est pas issu de ma réflexion mais bien d’Alain. L’aspect qui pourra vous paraître décousu découle du mode de fonctionnement de ce Stage ou l’interaction avec les participants amène la discussion dans une direction plutôt qu’une autre.
Une réflexion doit passer par une analyse systémique. L’accompagnement éducatif par exemple résulte d’une réponse de l’état face à un problème soulevé par les familles (enfants libres en fin de journée, soutien scolaire investi par le secteur marchand d’ou la mise en place de l’A.E.)
La position du SNEP sur ce sujet n’est
d’ailleurs pas évidente car il est à la fois pour et contre ce système. (pas de boycotte, mais pas ordre d’investir ce mouvement)
C’est là ou l’on peut comprendre la perversité du système qui nous est proposé
car il n’existe pas de bon positionnement d’où la dangerosité de ce dispositif
à surveiller de près pour inter-agir avec l’instant.
Ecole unique, échec, utopie, idée réaliste ? Les élèves sont ils tous éducables ?
Une enquête récente (PISA) montre une France en recule par rapport aux autres pays Européen. Mais dans le même temps on observe que les ZEP elles font bonne figure en maintenant leur résultats. Pourquoi cette évolution et ces idées qui naviguent dans le monde éducatif (Le niveau baisse, etc…) ?
Jusqu’en 1986, il existait un palier en 5ème. Effet direct, tous les élèves ne passaient pas par la totalité des niveaux du collège. Aujourd’hui presque « 99% » passent par le collège, l’orientation s’effectuant après. Les données sont donc à prendre en compte avec les particularités de l’époque. Il est dangereux de lancer des affirmations sans prendre en considération toutes les données d’un problème.
Lors de la mutation du système scolaire en Collège Unique, on a privilégié les contenus de type Lycée (liés à l’abstraction). Or Piaget lorsqu’il parle du stade Hypothético-déductif, il montre bien qu’il se développe plus ou moins rapidement et différemment pour les élèves.
L’échec du collège unique vient peut-être de cette non prise en compte et du manque de réflexion vis à vis des particularités du public lors de sa mise en place.
La période 1986 à aujourd’hui amène plusieurs éléments :
- Augmentation du nombre de Lycéens
- Montée en puissance des BEP et 2nd d’adaptation pour les BAC Technologique
- Le BAC Pro
On passe alors de 20% à 60% d’un classe d’âge au niveau du BAC. En comparaison, seulement 40% d’une classe d’âge atteignait le collège en 1962 !
L’école a subit une mutation importante ces dernières années tant au niveau du public que des filières. Nous sommes à l’aube d’une réforme de l’école et on semble vouloir enterrer trop rapidement un système qui par force d’évolution successive n’a jamais connu de réelle stabilité. Il est donc important de se poser les bonnes questions quant à cette réforme et de bien prendre en compte tous les paramètres pour ne pas tomber dans la facilité comptable : T’es mauvais au collège tu feras de l’apprentissage !
Constat :
- un 1er échelon de 1980 correspondait à 1.8 fois le SMIC
- un 1er échelon de 2007 correspond à 1.23 fois le SMIC
- un 9ème échelon de 1980 correspond à un 11ème échelon de 2007
La baisse de pouvoir d’achat est incontestable à échelon équivalent.
Aujourd’hui dans le monde de l’entreprise, il faut dégager de plus en plus de marges.
- En 1980, pour 100 Euros de « produits », 70% était pour le Salariat et 30% pour l’actionnariat.
- En 2007 le rapport est passé à 60% pour le salariat et 40% pour l’actionnariat.
Cet autre aspect, cette fois pour le privé, permet d’expliquer la « paupérisation » d’une grande partie de la population Française.
Un exemple de l’aberration amenée par cette soif du profit.
L’entreprise PERRIER a sur place, l’eau et la gaz pour réaliser son produit. La marge bénéficiaire était de 2 à 3% (Nestlé)
L’idée a été de prendre l’eau et le gaz en France, et de délocaliser la mise en bouteille en Orient ce qui permet d’amener la marge à 10% !
Constat de départ = La perte de pouvoir d’achat est de 20% en l’espace de 20 ans. Si l’on a comme seule logique les HS pour augmenter son pouvoir d’achat (comme nous le propose le gouvernement) voici « théoriquement » ce qui va se passer :
1 HSA permet de gagner environ 3% d’augmentation de son pouvoir d’achat. Donc elle compense 3 années de perte. Donc pour à nouveau augmenter son pouvoir d’achat il faudra au bout de 3 ans reprendre 1 HSA (donc 2)…puis au bout de 21 ans 7 HSA !
Cette démonstration même « grossière » reflète réellement la duperie qui consiste à dire au gens « Travailler plus pour gagner plus ». Si on se limite à ce dispositif, le salarié va rapidement se retrouver bloqué. Cette idéologie peut être qualifiée de DANGEREUSE pour le futur.
Le gain d’impôt pour un célibataire va de 70 à 200 Euros pour la défiscalisation de ses heures supplémentaires, ce qui certes, n’est pas négligeable, mais pas non plus exceptionnel comme nous allons le voir avec les autres lois mises en place ces derniers temps.
La loi TEPA : Bouclier Fiscal qui passe de 60% des revenus à 50%.
- 250 000 Foyers se sont partagés 1 Milliard d’Euros
- Sur ces 250 000 Foyers, 16 000 se sont partagés 590 000 Euros, ce qui rapporté en moyenne par foyer, équivaut à 39 000 Euros de gain chacun (vous gagnez combien par an ?)
En comparaison, la politique sociale mise en place a instauré : « La primer à la cuve » dont 475 000 Foyers non imposable bénéficient. Cet prime est de 150 Euros par foyers ce qui encore une fois n’est pas négligeable mais laisse sensiblement songeur lorsque l’on compare les données :
- 67,5 Millions d’Euros que se partagent 475 000 Foyers les plus pauvres
- 590 Millions d’Euros que se partagent 16 000 Foyers les plus riches.
Ou plus simplement en essayant de supprimer le maximum de zéro pour améliorer la lisibilité :
- 150 Euros de gain pour les foyers les plus pauvres
- 39 000 Euros de gain pour les foyers les plus riches.
Pour analyser et comprendre tous les mécanismes qui régissent une loi, une orientation, il faut envisager le système suivant :

Chaque question a des répercussions dans tous les cercles.
Le Processus de Réforme de l’état implique une réforme de la Fonction Publique qui aura des incidences sur la Fonction Enseignante (Commission Pochard)
Il y a trois types de Fonction Publique Française :
- D’état
- Territoriale (depuis 1982)
- Hospitalière
Quelles sont les caractéristiques de la FP d’Etat ?
L’édifice réglementaire date de 1946
- Recrutement par concours => 1 place au concours = 1 emploi (c’est différent de la fonction territoriale ou 1 place au concours n’apporte pas un emploi mais une éventualité d’embauche, de plus le dernier reçu peut être employé et pas le premier).
-
On rentre dans un Corps (Profs
d’EPS, Agrégés…)
o
Détermine des caractéristiques = Statuts de
Corps. Ex : un TZR est soumis aux mêmes caractéristiques que tout le
monde. Son forfait UNSS est obligatoirement à disposition dans son
établissement de rattachement. Le décret De Robien menaçait cet aspect avec
« la déréglementation des services »
o
Le Salaire = Nombre de points d’indice * valeur
du point (dernière commune au 3 FP)
o
La Carrière = Notion d’échelon de 1 à 11 pour
TOUS. La Hors Classe apparu en 1989 est un aspect litigieux car tout le monde
ne pourra pas y accéder. C’est quelque part une première brèche ouverte.
o
La Pension ( ! ce n’est pas une
Retraite ! )
Parallèlement à cette structuration de la FP, est mis en place la Sécurité Sociale et la retraite par répartition.
Pendant 60 ans l’état n’a pas jugé bon de mettre en place « une caisse de retraite » (comme c’est le cas dans les entreprises) pour ses retraités. L’état supportant la charge financière. Aujourd’hui ce dernier dit « ça coûte trop cher, l’état ne peut plus payer ». D’ou l’allongement du temps de cotisation et petit à petit la remise en cause de tout l’édifice réglementaire.
Le statut du l’enseignant
certifié trouve son origine en
Le calage social se fait donc de cette manière : 2000H (privé) = 648H (enseignant).
Au niveau du salaire, l’enseignant a un salaire moindre pour pouvoir le toucher plus longtemps (notion de pension).
Le salaire se divise en deux parties :
- Part individuelle
- Part Patronale : Reversée en pension après prélèvement. Dans la fonction publique cette part est obligatoire, l’employé ne pouvant pas choisir un autre mode (contrairement au privé). Cet aspect est purement idéologique et fut établi en 1946. Prélèvement à la source pour être sûr que tout le monde rentre dans le même modèle social amenant une certaine équité.
A noter que toutes les évolutions sociales qui ont eu lieu depuis les années 50, à aucun moment la fonction publique n’en a profité. Et sur cet aspect JAMAIS personne ne s’est offusqué !
Toucher à un aspect de ce fonctionnement perturbe la logique de la caractéristique (par exemple la remise en cause du système des retraites).
Ce modèle social est mis à mal avec le Libéralisme :
- La propriété collective n’existe plus
- Seule la propriété individuelle existe.
Un exemple d’actualité avec la SNCF
L’état doit verser chaque année 5.1 milliard d’Euros pour compenser le déficit!
Mais pourquoi ?
3.5 Milliards d’Euros sont directement liés à deux aspects :
- Les évolutions techniques (moins de salariés par rapport aux retraités)
- Parts de marchés abandonnées (Fret Routier favorisé …)
Cette somme avec le passage au régime général va maintenant être porté par nous tous !
Mais s’intéresser uniquement à la SNCF sans regarder les autres régimes spéciaux ne permet pas une vision lucide de la réalité :
- Agriculture :
§ Déficit de 4,23 Milliards d’Euros (exploitants)
§ Déficit de 2,22 Milliards d’Euros (Employés)
- Salariés indépendants : Déficit de 1,38 Milliard
- Caisse des mines : Déficit de 1 Milliard
- SNCF : Déficit de 0.29 Milliard
Regarder de plus près la situation de plusieurs catégories (non choisies au hasard il est vrai), cela permet de relativiser la situation dite « privilégiée » de certaines personnes.
A cela s’ajoute certains éléments qui pèsent lourd dans les retraites des Conducteurs de train. Ces derniers passent des visites médicales fréquemment. Passé 50 ans nombreux sont ceux qui sont mis d’office à la retraite (déclaré non valide à la visite médicale). Et dans la SNCF le reclassement n’existe pas (ou exceptionnellement). Incidence directe sur les retraites, un agent roulant SNCF part à la retraite avec un taux de remplacement moyen de 62% (pension = 62% des 6 derniers mois de salaire) alors qu’un fonctionnaire part à la retraite avec 75% de taux de remplacement.
Maintenant on peut se poser la question : Les agents SNCF sont ils réellement des privilégiés qui coûtent cher à la société ? Il est vrai qu’en opposant les catégories professionnelles comme explicitées précédemment on fait le jeu du gouvernement (opposer les gens), mais à ce niveau c’est juste pour faire une mise au point nécessaire pour avoir une idée moins tranché sur la question.
On assiste depuis les dernières élections à une « campagne de culpabilisation » en agitant le drapeau de la dette publique dès qu’il est question de financement social, d’augmentation des fonctionnaires. Notons que lorsqu’un cadeau de 15 milliards est fait au entreprise le drapeau de la dette ne semble pas très porteur médiatiquement. Les efforts devraient ils être faits seulement par certaines personnes ? Mais y a t il nécessité de faire cet effort ?
Retour sur l’évolution de la dette publique depuis 1991 :
Entre 1991 à 1997 la dette a explosée en passant de 35% à 58,5% du PIB
(entre 1991 et 1993 gouvernement de gauche, puis entre 1993 et 1997 gouvernement de droite)
Entre 1997 à 2001 la dette est épurée et contrôlée passant de 58,4% à 56,3% du PIB
(entre
1997 et 2002 gouvernement de gauche)
Entre 2002 à 2007 la dette s’est aggravée passant de 56,3% à 63,6% du PIB
(entre
2002 et 2007 gouvernement de droite)
Nous indiquons ici pour information seulement les gouvernements successifs qui étaient au pouvoir.
Pour information, aujourd’hui, la dette de l’Allemagne, des USA est au alentour de 60% du PIB, l’Angleterre fait mieux avec moins de 50% (mais avec une politique sociale désastreuse) et le Japon est à près de 120% de son PIB !
Dans la période d’après guerre, un état fort est un état qui investi dans la production et la recherche (entreprise d’état). L’état se doit de montrer l’exemple à suivre pour impulser une dynamique à son pays (la Fonction Publique avec ses caractéristiques).
Les années 70 marquent un tournant dans cette logique avec un recentrage de l’état sur ses fonctions essentielles = Les Fonctions Régaliennes (Police / Justice / Monnaie / Défense / Affaires Etrangères). L’éducation et la Santé ne font pas partie de ces fonctions.
Il y a deux mécanismes d’abandon de compétences :
- Supra Nationale : Euro gérée par l’UE
- Infra Nationale : Les collèges aux départements et Lycées aux Régions (1982)
L’état donne le « LA », c’est le Recteur, le Chef d’établissement…qui met en place, applique la politique. A ce niveau existe un degré d’autonomie pouvant amener des différences ou inégalités entre les régions (les mutations par exemple) ce qui pose un problème d’équité.
Recentrage des compétences au niveau de l’enseignement : Il existe deux types de compétences :
- Essentielles ou Etatiques = Socle Commun
- Satellites (relèvent elles de la compétence de l’état ?) = COP (orientation), Santé Scolaire (infirmiers, Médecins), Disciplines (Arts plastiques, Musique,…, EPS ?)
La question est posée pour l’EPS. Est ce une discipline « essentielle » en totalité, en partie seulement (Discipline, AS, Section Sportive) ?
La question est posée au niveau de l’AS. S’il y a obligation d’exister dans un établissement, on peut en limiter le nombre d’intervenants.
Depuis plusieurs années maintenant, on essaye de destabiliser l’UNSS en essayant d’affaiblir l’un des 3 piliers qui la constitue :
- Obligation d’exister dans un établissement => Rapport des IG (2007) menace directement ce pilier (suppression des AS dans certains établissements)
- Obligation de Présider (à tous les niveaux : Le ministre de d’EN est Président de l’UNSS Nationale !) => Rapport Leblanc Menace cette notion de présidence en préconisant un assouplissement voir la suppression de cette idée.
- Obligation Statutaire (Forfait 3H) => La loi De Robien a directement visé ce troisième pilier.
La suppression ou l’affaiblissement de l’un des piliers et c’est à terme tout l’édifice qui s’effondre !
La question du redoublement aujourd’hui ne répond pas à une logique pédagogique mais bien, à une logique comptable.
Objectifs / Moyens => Performance évaluée => Orientation
Si le système scolaire accepte un taux de redoublement de 10%, sur 600 élèves, cela en concerne 60 donc création de 2 classes et environ 3 postes d’enseignants.
Par contre si on détermine un taux maximum de 2% (comme c’est le cas aujourd’hui), cela ne concerne plus que 12 élèves donc cela permet un fonctionnement à structure égale.
A ce niveau on occulte l’intérêt de l’enfant et toutes les questions de structure et d’organisation du redoublement. Le simple constat : « ça ne marche pas » est un argument suffisant pour classer le redoublement comme inutile…et non pas « non rentable ».
Avec le politique, l’école perd son sens premier quand il est question d’investissement. retour
On le sait tous, l’état a fixé arbitrairement le chiffre de 40% de licenciés dans un établissement pour 2012. L’objectif est de démontrer l’absurdité d’un tel objectif que tout le monde sait inatteignable.
40% de licenciés cela fait environ 38 à 40 élèves par professeur en moyenne ! Comment fonctionner en Volley, Escalade, Badminton… ?
D’ou vient cette norme des 40% ? Certainement pas des clubs, on y a tous mis les pieds au moins une fois et il suffit de passer sur un stade de foot un samedi matin pour constater que le taux d’encadrement est plus proche du 1 pour 6.
Il faut interroger nos dirigeants sur la faisabilité d’une telle gestion : venez nous en faire la démonstration.
Cette norme ne correspond à rien au sein de l’école. Elle est d’ailleurs bien supérieurs à ce qu’il est officiellement acceptable dans un cours d’EPS.
Or l’objectif de l’AS n’est il pas le prolongement du cours d’EPS.
L’approfondissement d’une activité découverte en cours peut elle se faire avec plus d’élève que ce qui est acceptable en cours ?
A nouveau la logique comptable
s’impose au niveau du politique et nos représentants administratifs pourtant
issus de notre métier ne semblent pas en percevoir l’incohérence. Je pense que
c’est à ce niveau que c’est le plus révoltant.
Qu’un ministre n’ait pas conscience de l’impossibilité de réalisation d’une loi, on peut le comprendre. Mais que cette ineptie soit relayée sans nuance et sans demande de correctif par nos supérieurs disciplinaires,Nous ne pouvons l’accepter. Le seul sentiment qui persiste est celui de la solitude et de l’abandon.
Il est nécessaire de faire un retour sur notre discipline et de se poser les bonnes questions. Par exemple, est il acceptable d’avoir en fin de 3ème des analphabètes moteurs ?
Les questions du temps scolaire, de l’organisation scolaire sont à prendre à bras le corps aujourd’hui, pour devenir force de propositions et non subir une énième réforme qui se profile guidée par la seule logique comptable.
La note de vie scolaire a été un peu oubliée ces derniers temps mais il est bon de ne pas relâcher le débat sur cette dernière. Il n’est pas inintéressant de se demander si avec cette note on évalue pas un peu le contexte familial et sociale de l’enfant. On ne peut juger un enfant de 6ème qui oubli fréquemment ses affaires car chez lui il est souvent seul pour se préparer. De plus cette note n’apporte rien à l’enfant. Pour les plus en difficulté elle ne fait que renforcer le sentiment d’exclusion de l’école.
La notation en débat, piste de réflexion : un 8/20 en 6ème est il aussi « mauvais » qu’un 8/20 en 3ème par ce même élève ? Le résultat reste certes faible, mais n’y a t il pas eu progrès ?
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Les débats sont ouverts et doivent s’engager rapidement.
- C’est au professionnel de s’approprier ces problématiques pas aux technocrates qui trop souvent n’ont qu’un portefeuille en guise de cerveau.
- Oui parfois on peut faire mieux avec des moyens identiques voir moindre mais cela ne doit pas être l’axe de réflexion principale.