Echo des luttes dans les établissements du 91

Dernière mise à jour le 2/04/12

Manifestation générale à Massy : Nouvelle démonstration de force des enseignants qui se mobilisent depuis près de deux mois en Essonne . A Massy, deux cents personnes se sont rassemblées ce samedi pour manifester contre les suppressions de postes prévues dans plusieurs établissements de la ville, de la maternelle au lycée. Un mouvement de solidarité qui traduit un malaise généralisé dans le milieu scolaire....Cliquez ici

Marche funèbre pour l'enseignement professionnel : C'est un cortège funèbre qui a manifesté dans les rues d'Évry ce lundi après-midi pour l'enterrement de l'enseignement professionnel. Une symbolique forte choisie par ces enseignants qui, pour certains, sont mobilisés depuis plus d'un mois pour protester contre les suppressions de postes annoncées dans plusieurs lycées professionnels du département.

Merci de prendre 1 minute de votre temps pour signer la pétition pour soutenir l'action "professeur indigné" du LP Baudelaire à EVRY
A l'attention des collègues, des parents d'élèves, des élus et des citoyens concernés : Vous trouverez en cliquant sur le lien ci-dessous une pétition pour appuyer notre démarche lors des négociations avec l'Inspection académique.
Pétition Baudelaire

La rentrée 2012 s'annonce difficile. En Essonne, 116 postes seront supprimés dans les collèges et lycées d'ici à septembre prochain. Des suppressions qui découlent de la réduction des dotations horaires globales (DHG) qui définit le nombre d'heures attribuées à chaque établissement pour assurer la totalité des enseignements. Dans les lycées : - 663 élèves mais - 2522 heures, HSA +0.25%, sachant que ça fait deux ans que les lycées n'arrivent pas à absorber les HSA "imposées".

A la rentrée prochaine, le lycée professionnel Auguste-Perret d'Evry se verra supprimer neuf postes d'enseignants. Des suppressions qui entraîneront un sureffectif. « Ça va donner des classes à vingt-quatre élèves au lieu de douze », constate M. Rodriguez, professeur à Auguste-Perret. « Les conditions d'études de nos élèves seront particulièrement dégradées », déplore Frédéric Moreau, professeur dans l'établissement et secrétaire académique adjoint de la CGT Educ'Action pour l'académie de Versailles. Face à ces suppressions de postes, les enseignants ont refusé de siéger au conseil d'administration de ce lundi qui a donc dû être reporté. Dans la foulée, une trentaine de professeurs ont occupé l'établissement et ce pour toute la semaine : « On a prévu des roulements pour savoir qui passera la nuit dans l'établissement », précise Mme Gahinet, professeur de lettres et d'histoire à Auguste-Perret. Ce mardi, six enseignants s'apprêtaient à passer la nuit au lycée, contre une vingtaine la veille. « C'est l'effet Saint-Valentin », ironise Mme Gahinet. Une délégation de cinq enseignants du lycée professionnel d'Evry est reçue ce matin à l'Inspection académique. « On espère récupérer des heures pour que nos élèves puissent travailler dans les mêmes conditions que cette année. »

Au lycée Jean-Pierre-Timbaud de Brétigny-sur-Orge, l'occupation de l'établissement était prévue pour ce mardi soir. A la rentrée prochaine, ce lycée accueillera trente-huit élèves rugbymen dans le cadre d'un pôle régional d'excellence de rugby. Ce qui devait être une bonne nouvelle pour l'établissement se révèle problématique. La DHG qui vient d'être attribuée au lycée de Brétigny ne prévoit pas de moyens supplémentaires pour l'implantation de ce pôle. « L'intégration de ces nouveaux élèves se fera sur les moyens déjà attribués et donc au détriment de tous les élèves », condamne Pascal Husson, élu professeur au conseil d'administration, qui dénonce une sous-estimation des effectifs. De son côté, l'Inspection académique, qui recevait ce lundi une délégation du lycée Jean-Pierre-Timbaud, reste de marbre.

Même scénario au lycée Jean-Baptiste-Corot de Savigny-sur-Orge où sept postes seront supprimés. Une menace qui pèse sur les sections artistiques et les langues dont le latin. Face au manque de réponses apportées par l'Inspection académique, des parents d'élèves et des professeurs ont occupé leur établissement ce lundi. La semaine dernière, des actions similaires ont eu lieu notamment au lycée l'Essouriau des Ulis, Francisque-Sarcey de Dourdan (ci dessous)

Lycee Sarcey de Dourdan : Nous avons distribué des tracts lors du forum des métiers au lycee le samedi 21 janvier. Puis nous n'avons pas pris les élèves en cours le jeudi 2 fevrier toute la journee pour travailler sur une autre DHG et demander des heures en supplement au rectorat (90% des enseignnats ont suivi le mouvement). Nous profitons des réunions parents-profs de secondes pour expliquer nos revendications et obtenir leur soutien. Jeudi 9 février, nous restons dans l'établissement scolaire jusqu'à tard dans la nuit avec éventuellement l'apport des parents d'élèves. Samedi 11 février, nous distribuons des tracts au marché de Dourdan, tout en sachant que les commercants nous suivent et demandent que l'on donne une synthese des revendications qu'ils distribueront aux consommateurs. La venue de la presse nous aide dans cette lutte et esperons obtenir un reportage sur FR3. Bien entendu, les élus locaux, départementaux et régionaux sont informés et sollicités.

Le lycee Kastler s'est joint a notre mouvement et sont en grêve depuis 3 jours. Nous esperons obtenir la participation active des colleges proches pour l'avenir. D'autres actions devraient suivre dans la semaine a venir....

Lycée de l'Essouriau (aux Ulis) : collègues mobilisés, occupation du lycée en soirée, presse. Un poste EPS sur la sellette.