Compte rendu du stage PACK EPS
Jeudi 9 juin
Une quinzaine de collègues venus pour échanger,
analyser l’outil qui leur était proposé. Certains sans connaissance initiale de
Pack EPS d’autres en lycée, utilisateurs depuis quelques années.
Globalement l’analyse d’un outil construit pour les
IPR avec un renvoi de collecte des informations aux collègues est partagée. Les
IPR ne font plus le travail nécessaire à la connaissance des enseignants d’EPS,
à la connaissance de l’établissement, de l’EPS et de l’AS au sein de cet
établissement. Dorénavant ils attendent simplement que ce travail fastidieux
soit fait par les enseignants eux même. Cette dématérialisation change la
nature et le sens du travail de ces derniers qui viennent dès lors en visite
sur la base de connaissance déclarative et d’idées préconçues…
Pack EPS, des outils pour l’EPS mais surtout de suivi
et de contrôle du travail des équipes EPS pour les IPR. L’outil semble en effet
plus construit dans cette perspective même si des données (que les équipes
collectaient déjà sous d’autres formes) restent exploitables pour dresser des
bilans, mesurer des effets ou revendiquer.
Il n’en reste pas moins que la saisie des informations
au sein du pack est extrêmement chronophage et nécessite une expertise et que
du temps est nécessaire aux enseignants. Par ailleurs, de nombreux champs à
renseigner semblent poser problème à différents niveaux :
- Des
informations personnelles et professionnelles dont la pertinence,
l’utilité et l’utilisation questionnent. L’administration possède déjà
l’ensemble de ces informations, pourquoi, dans ce cas, est-il nécessaire
de les ressaisir ?
- Les champs
concernant les informations liées aux Associations Sportives. Ces données
sont disponibles sur le site de l’UNSS… Il y a donc redondance et
nécessité de remplir ces informations deux fois à deux endroits différents
augmente d’autant le temps nécessaire aux équipes pour ces tâches administratives.
- Renseigner
les niveaux de pratique 1 et 2 dans les différentes APSA au collège. Le
temps nécessaire pour cocher ces cases est très important… Ce système
évaluatif sans relation aucune avec le LPC et les évaluations
« traditionnelles » multiplient les tâches administratives au
détriment du cœur du métier, la relation aux élèves, la préparation et le
bilan des séances…
Sur le plan technique, l’outil, même s’il est bien
construit reste un outil monoposte qui présente certaine difficulté de déploiement.
Les remarques et revendications à discuter et à
porter :
- Vu les
difficultés d’envoi, de connections, d’intégration des fichiers… il semble
préférable d’avoir un outil qui soit hébergé sur un serveur dédié au
rectorat
- Le temps
consacré à l’outil étant très important, une décharge horaire est
indispensable soit massé (une journée en début et en fin d’année) soit une
heure en décharge tout au long de l’année pour assumer cette tâche.
- Nécessité
pour l’ensemble des enseignants de suivre une formation à l’utilisation
de pack eps. Cette formation ne doit en aucun
cas être réalisée sur les moyens académiques de la formation continue.
Elle ne doit donc pas être inscrite au PAF.
- S’agissant
d’un outil qui est imposé par le corps d’inspection, les utilisateurs n’ont
pas, en plus à assumer le déploiement de l’outil ; le corps
d’inspection doit envisager avec les responsables informatiques
académiques l’installation et le paramétrage du pack eps
dans les EPLE.
- Pack EPS
semble confus du fait qu’en son sein se trouvent des éléments
administratifs indispensables à faire remonter (emploi du temps, service
des enseignants…), des outils pour les enseignants (type gestion de cross)
et des outils par ailleurs déjà disponibles (stats
AS…). Il semblerait judicieux de scinder le tout pour différencier ce qui
relève de l’obligation réglementaire de ce qui est accessoire.
- La
généralisation d’un outil informatique ne peut se conduire sans que soit
pris en compte la réalité des équipements dans les établissements et à
disposition des équipes pédagogiques. L’interpellation du Conseil général
est plus que nécessaire et pousser les IPR à travailler en ce sens pour
les mettre face à leurs responsabilités est indispensable.
- Pour
l’instant, ne remplir que ce qui est nécessaire au regard de nos
obligations réglementaires.
- Faire en
sorte que l’outil ne soit pas uniquement vertical mais permette aussi la
communication horizontale entre les établissements.
Faire en sorte que toutes les démarches revendicatives
soient portées par les équipes elles-mêmes et relayées par le SNEP qui, à son
niveau d’intervention, doit porter les exigences des collègues (recteur, IA,
IPR…)