Le conseil départemental n’est pas allé à son terme… Les élus des A.S et les représentants du SNEP ont quitté la salle suite à des divergences graves avant même que l’ordre du jour ne soit abordé !
Pourtant, M. Lemercier, Inspecteur Académique adjoint, avait ouvert la séance par une présentation intéressante des préoccupations de l’institution qui auraient pu nourrir le débat. Mais, comme ce n’était pas à l’ordre du jour, le directeur départemental n’a pas souhaité ouvrir celui-ci, indiquant d’ailleurs à M. L’Inspecteur d’académie adjoint que ces « préoccupations » inscrites dans la circulaire académique de rentrée concernaient d’avantage l’EPS que le sport scolaire…
Alors que nous demandions que l’ordre du jour des journées bilan soit enrichi de ces questions de fond ainsi que d’un débat sur les nouvelles orientations proposées par la direction nationale de l’UNSS pour les 4 années à venir (le directeur national a d’ailleurs souhaité que les cadres de l’UNSS sollicitent les collègues à ce propos), nous avons reçu une fin de non-recevoir…
Il est de notre devoir de vous rapporter un certain nombre de propos entendus lors de cette vive discussion et qui doivent interpeller la profession.
Nous avons appris, pêle-mêle que :
· les 4 thèmes retenus par le service départemental (cf : programme des journées) reflétaient les vraies préoccupations des animateurs d’A.S et avaient été plébiscités par les coordonnateurs de district lors de leur assemblée générale, seuls représentants, à leurs yeux du reste de la profession.
· il fallait un thème commun de réflexion aux 4 départements de l’Académie pour donner de l’unité aux journées bilan et faire émerger une « problématique » académique ; ce thème fédérateur sera celui de la place des sections sportives dans les championnats …
· le service départemental est uniquement destiné à « gérer » le sport scolaire et il doit mettre en place les directives de sa « hiérarchie ».
· le service départemental n’est pas certain que nous portions véritablement les souhaits de nos collègues, autre façon de mettre en cause notre représentativité…
Cette dernière affirmation a suffi à nous faire quitter la salle puisque nous étions perçus comme des empêcheurs de tourner en rond, qui dérangeaient et qui ne représentaient probablement qu’une minorité d’enseignants animateurs d’A.S !
Les attaques subies jusqu’à présent par le sport scolaire venaient de l’extérieur. Les rapports ministériels, les études publiées par des instances en tout genre blessaient le sport scolaire (et parfois aussi les enseignants !) qui, ayant clairement identifié l’objet de son tourment parvenait à se relever grâce à l’immense engagement et à la grande solidarité de tous les acteurs du sport scolaire que sont les élèves, les enseignants d’EPS, les coordonnateurs de district, les cadres de l’UNSS et bon nombre de collectivités locales.
Désormais, la situation s’aggrave puisque les coups viennent même de l’intérieur…